[Fr]
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[En]
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Sarcasme ?
Vous croyez ?
Le journaliste a le droit et le devoir d’informer, c’est indéniable,
c’est la définition même de leur job. Cependant, ce même journaliste ne doit
pas mettre en danger la vie d’autrui !!! Or c’est bien ce qu’il se
produit en ce moment !!!
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Sarcasm?
You think?
The journalist’s
right and duty is to inform, that’s a given, it’s the very definition of
their job. However, this very journalist mustn’t put in danger the life of
others!!! And yet, this is what is happening right now!!!
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Il y a une limite à ne pas franchir entre informer et faire le jeu
des terroristes à l’affût de la moindre info !
Et la seule chose que je vois actuellement, avec ces photos qui font
le tour de Twitter ou de Facebook, avec ces directs diffusés à la télévision
et sur le net, la seule chose que je vois c’est que vous, Messieurs et
Mesdames les journalistes, faites le bonheur de ces tueurs et preneurs d’otages en
leur donnant des détails !!!
Tout le monde le sait, le nerf de la guerre, c’est le renseignement !
Pour cela, je ne vous dis certainement pas merci.
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There is a thin line
not to cross between informing and playing right into the hand of those
terrorists on the look-out for the tiniest bit of information!
And the only thing I
see at the moment, with all those pictures spreading around on Twitter or
Facebook, with all those lives on television and on the Internet, the only thing I see is that you, Dear Sirs and
Ladies the journalists, are making the day of those killers and hostage
takers by giving them details!!!
Everyone knows that
the key element in war is intel!
That’s why I am
certainly not saying thank you.
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A filmer en direct une intervention et les effectifs mis en place, à
diffuser ces images, ces foutus terroristes n’ont pour ainsi dire plus besoin
de services de renseignements. Non seulement vous donnez leur position et
leur déploiement, mais vous mettez aussi en danger la vie de tous ces flics !
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In reporting live an
intervention and the set up troops, in spreading those images, those bloody
terrorists are virtually no more in need of intelligence service. Not only
are you giving out their positions and their deployment but you also are
putting in danger the life of all those cops!
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Laissez-les faire leur boulot ! Constatez les dégâts après les
événements mais ne filmez pas les interventions en cours ! Un peu de bon
sens, bordel !
N’allez pas leur faire prendre le risque de voir leur(s) opération(s)
capoter !
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Let them do their
jobs! Assess the damages after the events but do not make live reports of the
on-going events! Hell! Come to your senses!
Do not take the
chance of messing up their operation(s)!
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Réveillez-vous !
Remettez-vous bien en cause !
Ne vous rendez pas complices de ces terroristes !
Coupez vos caméras le temps des opérations et ne mettez pas en danger
la vie de ceux qui s’acharnent à nous protéger tous !
Rendez-leur service et coupez vos micros !
LAISSEZ-LES TRANQUILLE ET LAISSEZ-LES FAIRE LEUR BOULOT !
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Wake up!
Do some deep soul
searching!
Do not make yourselves
complicit of those terrorists!
Turn off your
cameras during the operations and do not put in danger the life of those
striving to protect our very life!
Do them a favour and
turn off your mikes!
LEAVE THEM ALONE ET LET THEM DO THEIR
JOB!
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9 janv. 2015
[Fr] Merci à vous les journalistes qui faites si bien votre boulot ¤ [En] Thank you to all of you journalists for how good you are at your job
26 oct. 2014
[Fr] De provocation et d’élégance ¤ [En] Of Provocativeness and Elegance
![]() |
| Capture Clip Libertine ¤ DVD Mylène Farmer Music Videos |
[Fr]
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[En]
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Je me souviens d’une scène en temps très très longtemps où, pas plus haute que trois pommes assises, les fesses dans un fauteuil club bien douillet mais au tissu blanc à fleurs bien laid, je me déchirais les cordes vocales à chanter à tue-tête un refrain de Mylène Farmer :
Je je, suis libertine Je suis une catin Je je, suis si fragile Qu'on me tienne la main (Paroles de Laurent Boutonnat)
Je serais bien incapable de resituer cette scène dans le temps – une seule chose de sûre, c’était fin des années 80 début des années 90.
Evidemment, à cette époque-là, je ne comprenais pas vraiment ce que je chantais – on se gardait bien de m’expliquer les paroles – je savais juste que ça faisait sourire les adultes autour de moi. On se demande bien pourquoi.
Ce n’est que quelques années plus tard que, la curiosité aidant, je me suis mise à décortiquer les paroles un dictionnaire à porté de main. Un de mes instituteurs m'avait fait comprendre via La Corrida de Francis Cabrel qu'il pouvait il y avoir autre chose qu'une simple histoire derrière les paroles d'une chanson (cf. ici).
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I have this recollection of a scene in time long long ago where, not much higher than knee-high to a sitting grasshopper, the bottom snug and cosy in a large armchair with an ugly lining white and flowery, I was hurting my vocal cords singing at the top of my lungs one of Mylène Farmer's chorus:
Li, li, li, libertine I am a trollop So, so, so frangible Let’s my hand be held (Adaptation of mine)
Of course, at the time, I didn't really understand what I was singing – they were very careful not to explain the lyrics to me – I just knew I was making the adults laught around me. That's a wonder indeed.
It's only a few years later that, helped by curiosity, I've started to dissect the lyrics a dictionary within reach. One of my primary school teachers had taught me through La Corrida by Francis Cabrel that there could be something else other than a simple story behind the lyrics of a song (see here).
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Dans de précédents posts, j’ai évoqué Charles Baudelaire, j’ai évoqué Edgar Allan Poe, mais je n’ai toujours pas évoqué Mylène Farmer (seulement nommée une fois).
Et pourtant… notre Belle Rousse est à l’origine de mon amour des mots. Comment ne pas découvrir le plaisir des mots à la lecture de ses paroles ?
Mon avis est biaisé, il faut l’avouer, je suis tombée amoureuse de sa voix à la toute première écoute.
L'écrivain Salman Rushdie dit d’ailleurs de « sa voix moitié de ce monde, moitié d'ailleurs [qu’elle] est […] la voix d'un ange déchu. »
Pas de meilleure école pour apprendre à lire entre les lignes. Pas de meilleure école pour apprendre qu’on peut aussi jouer avec les mots.
Première leçon : l’album L’Autre… avec Je t’aime mélancolie.
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In my previous posts, I delt with Charles Baudelaire, I delt with Edgar Allan Poe, but I never delt with Mylène Farmer so far (only named her once).
And yet... our Lovely Readhead is the source of my love for words. How can the pleasure of words not be discovered at the reading of her lyrics?
I've gotta confess, I'm biased, I fell in love with her voice at the very first listening.
For that matter, the writer Salman Rushdie said of “her voice half from this world, half from elsewhere [...] [that it's] the voice of a fallen angel.”
No better training to learn how to read between the lines. No better training to learn that words can also be played with.
First lesson: the album L’Autre… with Je t'aime mélancolie.
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Ceci dit, avant mes débuts tués dans l’œuf, je n’avais pas encore écrit une seule ligne. Je m’adonnais à l’époque au dessin d’avions de chasse ou de vaisseaux spatiaux futuristes.
La toute première ligne fut écrite à l’occasion d’un exercice d’initiation à la poésie en 6ème. On devait choisir 3 mots dans une liste de 50 et écrire tout un poème à partir de là.
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That being said, before my first step nipped in the bud, I hadn't even written a single line yet. At the time, I devoted myself to drawing fighter planes or futuristic spacecrafts.
The very first line was written upon an introduction exercise to poetry in 6th grade. We had to choose 3 words out of a list of 50 and write a whole poem from there.
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| Cliquez sur l'image pour agrandir ¤ Clic on the picture to enlarge |
Mon goût pour Mylène Farmer est sans conteste l’une des raisons pour lesquelles ce tout premier poème se révèle plutôt sombre.
Honnêtement, il y a du rythme, ça rime, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Et pourtant mon prof de l’époque m’avait accusé de plagiat. Si c’est vraiment le cas, si vous avez déjà lu un poème y ressemblant fortement, n’hésitez surtout pas à me l’indiquer. Je serais la première étonnée : à par les paroles des chansons de Mylène Farmer, je ne lisais pas de poésie.
Dur, dur de plagier dans ces cas-là, vous ne trouvez pas ?
En fouillant un peu, je devrais pouvoir retrouver le dessin du tout premier portrait du livret quelques part dans un carton… à côté d’une reproduction d’une peluche de Babar, roi des éléphants…
‘Fin bref…
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Indisputably, my fondness for Mylène Farmer is one of the reasons why this very first poem proves to be quite bleak.
Honestly, there is rhythm, there is rhyme, but it wouldn't set the world on fire either. And yet, my teacher of then accused me of plagiarism. If that is indeed the case, if you have ever read a poem that strongly resembled it, please do point it out. I would be the first amazed: besides the lyrics of Mylène Farmer's songs, I hadn't read poetry.
Tough act plagiarizing in this case, don't you think?
With a little digging, I should be able to find the drawing of the very first portrait of the libretto somewhere inside a cardboard box... next to the reproduction of a stuffed Babar, King of the Elephants…
Whatev'...
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Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai repris la plume, à la suite d’un exercice de style poétique en 1ère qui m’a valu un regard étonné du prof…
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It's only a few years later that I took up my pen again, following an exercise in poetical style in 11th grade that owned me an astonished look from the teacher...
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Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassibleCa ressemblait bizarrement à du Mylène Farmer, sauf que bon, c’était plutôt l’inverse. Retour aux sources avec l’album Ainsi soit je… avec L’Horloge & Allan. | Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassibleIt strangely resembled Mylène Farmer's work, well, except that was more like the opposite. Return to the roots with the album Ainsi soit je… with L’Horloge & Allan. |
Farmer, Baudelaire, Poe.
Trois noms indissociables.
Plaisir des mots.
Plaisir d’écrire.
Plaisir du français et de l’anglais.
Au nom de Mylène Farmer on associe aussi ceux plus contemporains de Laurent Boutonnat (son binôme de toujours), François Hanss, Christophe Danchaud, Yvan Cassar ou encore Jean-Paul Gaultier, pour ne citer qu’eux. Mylène Farmer, c’est aussi des concerts grandioses, des clips chiadés, une com’ étudiée, une artiste à part entière qui a su traverser les décennies sans se perdre. Mylène Farmer, c’est surtout une voix d’ange déchu, un monstre sacré qui humanise d’une simple caresse des robots danseurs – ses « filles » – et fait rêver… et pourtant je ne suis pas une fana des robots, loin de là. |
Farmer, Baudelaire, Poe.
Three indissociable names. Pleasure of words. Pleasure of writing. Pleasure of French and English languages. Only now, if Baudelaire and Poe only had posthumous recognition for their respective works, that's not the case of Mylène Farmer who refuses each and every prestigious rewards, including the Legion of Honour, the wax mannequin bearing her effigy or even the couple of ink drops lost in a crowd of names. To the name of Mylène Farmer, the more contemporary ones of Laurent Boutonnat (her lifelong partner), François Hanss, Christophe Danchaud, Yvan Cassar or even Jean-Paul Gaultier are associated, to name but a few. Mylène Farmer, it's also spectacular concerts, polished clips, a carefully designed communication, a full-fledged artist who was able to get through decades without losing herself. Mylène Farmer, it's also and foremost the voice of a fallen angel, a legend whose simple stroke humanizes dancing robots – her “girls” – and the stuff dreams are made of... and yet I'm not a big fan of robots, far from it. |
Interlude de Timeless 2013, arrangement de Schubert par Yvan Cassar,
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| Ma suite de mots s’intitule Rêve… Si des fans de la Reine du Silence se perdent ici et y voient une sérieuse allusion à sa chanson Rêver, je pourrais difficilement le nier. Elle se veut même hommage à l’artiste. | My series of words is entitled Rêve… If fans of the Queen of Silence got lost here and see in it a heavy allusion to her song Rêver, I couldn't possibly deny it. It's even supposed to be a tribute to the artist. |
14 juil. 2014
[Fr] Poupées russes ¤ [En] Matryoshka Dolls
![]() |
| Source |
[Fr]
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[En]
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Une idée me trottait dans la tête depuis un moment, un sacré moment.
Seulement, cela n’a jamais été qu’une fausse bonne idée, jusqu’à ce que… je
trouve enfin le bon fil rouge !
Je ne suis pas très sûre de savoir ce que la rédaction de mon
précédent post a déclenché, toujours est-il que je tenais le bon bout :
il y aura une pseudo-suite à Rêve…
En tout cas, c’était l’idée de base. Il s’avère que la suite de mots sera
construite sur une citation de Rêve… ET une autre de Pesanteur.
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An idea has been
running through my mind for a while, quite a damn long while. Problem is, it
never was but a wrong good idea until… I finally found the right underlying
theme!
I’m not quite sure
what the writing of my last blogpost triggered, the fact remains that I was
on the right track: there will be a pseudo-sequel to
It was the basic
idea anyhow. It turns out the series of words will be built on a quote from Rêve… AND another from Pesanteur.
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Cela vous fera peut-être penser à Edgar Allan Poe et à son fameux poème
The Raven (1845) qui renvoie à un autre Lenore (1843).
Le poème Lenore est centré sur la possibilité pour le narrateur et sa
fiancée mourante de se retrouver au paradis ; The Raven s’achève sur le
narrateur demandant au corbeau s’il reverra Lenore au Paradis.
Les deux poèmes sont indissociables.
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Maybe it will remind
you of Edgar Allan Poe and of his infamous poem The Raven (1845) referring to
another Lenore (1843).
The poem Lenore is
focused on the possibility for the narrator to meet again his dying fiancée
in Paradise; The Raven ends on the narrator asking the raven if he would see
Lenore again in Paradise.
Both poems are
indissociable.
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Allusion très lointaine à Edgar Allan Poe à part, la nouvelle suite
de mots en cours de rédaction, basée sur au moins une citation de Rêve… et Pesanteur,
s’intitule Echo…
Il y a plusieurs raisons à cela, mais pas de bol pour vous, les deux
évoquées juste au-dessus seront les seules à l’être.
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Quite a remote
reference to Edgar Allan Poe aside,
the new ‘onwriting’ series of words, based at least on one quote from Rêve… and from Pesanteur, is entitled Echo…
There are quite a
few reasons to this, but though luck for you, the two evoked just before will
be the only ones.
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Si je ne vous donnerais évidemment pas ni la fin – déjà rédigée – ni l’intrigue,
sachez toutefois que la citation d’introduction sera un poème de Sappho, qui
n’a strictement rien à voir avec les extraits de Charles Baudelaire et de
Edgar Allan Poe sur lesquels je n’arrivai pas à me décider.
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Though I obviously won’t
give you the end – already written – nor the plot, you should know however
that the introductive quote will be a poem by Sappho, which has absolutely
nothing to do with the excerpts from Charles Baudelaire’s work and from Edgar
Allan Poe’s work on which I couldn’t decide.
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Par contre, tout comme Rêve…, Echo… aura une ambiance gothique
néo-romantique, il y aura une métaphore filée liée à l’escrime (comme quoi,
la petite balle jaune n’est pas la seule à piquer mon intérêt) et je vous
laisse les six premières lignes de ma nouvelle suite de mots :
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On the other hand,
just like Rêve…, Echo… will have a neo-romantic Gothic atmosphere, there will
be an extended metaphor linked to fencing (which shows that the small yellow
ball isn’t my only interest) and I will leave you with the six first lines of
my new series of words:
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La Lune pour soleil. Le Soleil pour lune. Rythme circadien bouleversé. Un cœur inerte pour une vie sans couleur, ni saveur. Ou presque. Vie teintée de grenat, au goût métallique. |
The Moon for sun. The Sun for moon. Upside down circadian cycle. An inert heart for a colourless and tasteless life. Or nearly so. A life tinged with garnet, a bleak life tasting of metal. |
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5 juil. 2014
[Fr] Mordue ¤ [En] Enthralled
![]() |
| Lágrimas de piedra - En el confin de recuerdos |
[Fr]
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[En]
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Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, mon dada, c’est la littérature gothique – victorienne ou contemporaine, peu importe.
Il y a un thème en particulier que j’adore – par-dessus tout, peut-être pas, mais que j’adore, ça oui !
Les vampires !
J’ai un tel faible pour ces créatures que j’y fais une allusion à peine voilée dans ma suite de mots Rêve…
Mais attention, pas n’importe quels vampires non plus !
Exit le vampire qui sort prendre le soleil en jouant les boules à facettes. Exit Meyer et la pudibonderie du vampire qui se refuse aussi à boire du sang humain !
Ame ou non, le vampire est un être sensuel, sexuel, envoûtant, mythique. Dracula, Lestat ou même Spike font rêver, Edouard Cullen pas vraiment.
Il y a une chose à ne pas oublier : le vampire est un mythe. Qui dit mythe, dit récit explicatif de phénomènes naturels mal compris.
Sauf erreur de ma part, il n’existe aucune maladie qui transforme la peau en diamant. Et quand bien même : une créature de la nuit qui se balade en plein soleil et brille de mille feux, c’est particulièrement ridicule.
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For those who didn’t already know it, the Gothic literature is my hobbyhorse – victorian or contemporary, it doesn’t matter.
There is one particular theme that I love – above anything else, maybe not, but that I love, you bet!
Vampires!
I got such a crush for those creatures that I have made a barely thinly-veiled hint of it in my series of words Rêve…
But let’s be clear, not just any vampires either!
Out goes the vampire that sunbaths and plays disco ball. Out goes Meyer and out goes the prudishness of a vampire that refuses to feed off human blood!
Soul or not, vampires are sensual creatures – sexual, enthralling and mythical. Dracula, Lestat, even Spike are magnificent, Edward Cullen not so much.
Let’s not forget one thing: vampires are a myth. A myth means an explanatory tale of misunderstood natural phenomena.
Unless I’m mistaken, there is no such thing as illness altering skin into rock hard diamond. Regardless, a creature of the night that goes around under the sunlight and shines brightly is quite ridiculous.
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Ma découverte du vampire s’est faite progressivement.
Fille de parents catho, ma toute première introduction à cette figure anti-catholique par excellence s’est faite en ’99 – chose surprenante – via la soirée familiale si l’en était à l’époque : la Trilogie du Samedi soir sur M6.
Vous l’aurez deviné, il s’agit de la série de Joss Whedon Buffy contre les Vampires.
Surprise dans un premier temps, puis retour à la réalité à la fin de la saison 4 quand ce qui était joliment implicite fut explicité et qu’il a été décrété que la série n’était plus sympa mais dégradante.
Bon !
Là, c’était clair : si j’avais envie d’aborder un certain sujet (l’homosexualité), cette soudaine censure m’avait déjà donné toutes les réponses.
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The finding out of the vampire was progressive.
Daughter of a Catholic family, my first introduction to this archetypal anti-catholic figure happened in ’99 – oddly enough – via the family evening moment if ever there was one at the time: the Trilogie du Samedi soir on M6 channel.
You guessed it, I’m talking about Joss Whedon’s tv series Buffy the Vampire Slayer.
Surprise at first, then reality check at the end of season 4 when what that has been nicely implicit became explicit and it has been decided that the series no longer was fun but degrading.
Right!
I was crystal clear then: if I felt like broaching one peculiar subject (homosexuality), this sudden censoring already gave me all the answers.
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En ’01, après cette prise de contact hetzienne, ma prof de français – Madame Windenberger – m’introduisait au vampire (Le vampire et Les métamorphoses du vampire), au Parnasse et au Spleen – rien que ça – avec un seul recueil : j’ai nommé Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire.
Ceci étant dit, la rencontre fut furtive. A l’époque, un seul poème avait vraiment retenu mon attention : A une passante.
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In ’01, after this Hertzian first contact, my French teacher – Mrs Windenberger – introduced me to vampire (The Vampire et The Metamorphoses of the Vampire), to Parnassianism and to Spleen – no less – with one volume only: I call Les Fleurs du Mal by Charles Baudelaire.
This being said, the encounter was furtive. At the time, only one poem really caught my attention: To a Woman Passing-by.
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Mon engouement pour les vampires n’est venu que bien plus tard, en ’07. Je lisais alors mes tous premiers romans en anglais – Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu et Dracula de Bram Stoker – et m’initiais à la littérature gothique.
Cependant, si j’ai dévoré la nouvelle, j’ai eu bien du mal à aller au bout du roman épistolaire. Le genre épistolaire m’a un peu rebutée, sûrement une des raisons pour lesquelles je n’ai toujours pas lu les Liaisons dangereuses de Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos (que j’ai en version papier et numérique, c’est dire que si l’intention est bien là, la motivation pas tant que ça).
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My keen interest in vampires only came later on, in ’07. I was reading my first English-written novels – Carmilla by Joseph Sheridan Le Fanu and Dracula by Bram Stoker – and was learning the basics of Gothic literature.
However, if I devoured the short-story, I found it quite difficult to read the epistolary novel entirely. The epistolary genre slightly put me off , certainly one of the reasons why I still didn’t read The Dangerous Liaisons by Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos (which I got in both soft and hard copy, which in itself says quite clearly that the intention is here, the motivation just isn’t).
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Curieusement, et pour en revenir au vampire, ce n’est qu’après avoir vu le Dracula de Francis Ford Coppola post-roman que je me suis mise à dévorer les films, séries, livres et mangas sur le sujet – et il y en a pléthore !
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Curiously, to go back to vampire, it’s only after the post-novel viewing of Francis Ford Coppola’s Dracula that I took up devouring films, tv series, books and mangas on the subject – and there’s a plethora of it!
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Le vampire me fascine – créature de la nuit, dangereuse, sensuelle au possible. Un ange de la Mort qui fait couler beaucoup d’encre, de larmes et de sang.
Mordue depuis ma lecture de Carmilla, j’ai envie d’écrire une suite de mots sur ce mythe. Une suite de mots qui explorerait une nouvelle facette, une vision nouvelle de son origine, tout en gardant l’essentiel du mythe.
Je ne compte plus les brouillons, les feuilles noircies, raturées, chiffonnées ou les cheveux arrachés de frustration à cause d’une idée branlante complètement farfelue !
Mais, mais, mais – parce que oui, il y a un mais – il serait bien possible que ce temps de frustration prenne fin incessamment sous peu avec la rédaction de ma pseudo-suite de Rêve…
Affaire à suivre donc !
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The vampire figure intrigues me – creature of the night, dangerous, sensual if anything. A Death’s angel that has been the source of numerous works in ink, tears and blood.
Enthralled since my reading of Carmilla, I felt like writing a series of words on this myth. A series of words that would explore a new aspect, a new vision of its origin, and at the same time maintain the basics of it.
I have lost count of drafts, of leaves darkened with notes and crossing-outs or creased or of hair torn out out of frustration because of a completely hare-brained shaky idea!
But, but, but – because yes, there is a but – it might be possible that this time of frustration will shortly reach its end with the writing of the pseudo-sequel of my series of words Rêve…
Wait and see then!
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Ne manquez pas la sortie cet automne du dernier film de Gary Shore librement inspiré du roman de Bram Stoker : Dracula Untold
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Watch out for the upcoming release this autumn of the latest Gary Shore movie freely based on Bram Stoker’s novel: Dracula Untold
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